Non, les recherches menées jusqu’ici ne montrent pas que le CBD rend dépendant. Le Comité d’experts de la pharmacodépendance de l’Organisation mondiale de la Santé a conclu que le CBD ne présente ni potentiel d’abus ni potentiel de dépendance, et a recommandé en 2019 de ne pas placer le CBD pur sous contrôle international. Les études contrôlées chez l’être humain n’ont trouvé aucun signe de potentiel d’abus aux doses habituelles, ni de symptômes de sevrage à l’arrêt brutal du CBD. Le THC, le cannabinoïde enivrant du cannabis, est différent : il peut entraîner une dépendance chez les personnes qui en consomment tous les jours ou presque.
L’essentiel
- Avis de l’OMS
- Le CBD ne présente ni potentiel d’abus ni potentiel de dépendance (Comité d’experts de l’OMS, 41e rapport)
- Études sur le potentiel d’abus
- Chez des consommateurs réguliers de cannabis, le CBD s’est comporté comme un placebo entre 200 et 800 mg (Babalonis, 2017)
- Doses très élevées
- À 1 500 et 4 500 mg, l’attrait pour la substance (drug liking) était légèrement supérieur au placebo, mais bien inférieur à celui de l’alprazolam et du dronabinol (Schoedel, 2018)
- Sevrage
- Aucun syndrome de sevrage après l’arrêt brutal du CBD au bout de quatre semaines (Taylor, 2020)
- THC
- Peut entraîner une dépendance en cas d’usage quotidien ou quasi quotidien (OMS)
- Nos huiles
- Cosmétiques pour la peau ; à spectre complet avec moins de 0,2 % de THC ou à large spectre sans THC
Que signifie « rendre dépendant » ici ?
Les chercheurs examinent deux questions distinctes. Le potentiel d’abus indique si une substance donne envie d’en reprendre pour ses effets ; on le mesure généralement en demandant à des volontaires à quel point ils « apprécient » la substance. La dépendance indique si l’organisme s’adapte au point que l’arrêt provoque des symptômes de sevrage. Une substance peut être étudiée sous ces deux angles, et c’est le cas du CBD.
Ce qu’a conclu l’OMS
En juin 2018, le Comité d’experts de la pharmacodépendance de l’OMS (ECDD) a procédé à un examen critique du CBD. Dans son 41e rapport publié, le comité indique que le CBD n’a pas de propriétés psychoactives et ne présente ni potentiel d’abus ni potentiel de dépendance. Il a recommandé de ne pas inscrire aux conventions internationales de contrôle des drogues les préparations considérées comme du CBD pur.
Le comité a aussi proposé une note de bas de page précisant que les préparations contenant principalement du CBD et au maximum 0,2 % de THC ne sont pas sous contrôle international. La Commission des stupéfiants des Nations unies a rejeté cette note lors de son vote du 2 décembre 2020 (6 voix pour, 43 contre). Ce vote portait sur le classement des préparations de CBD contenant des traces de THC, et non sur la conclusion du comité concernant la dépendance. Chaque pays fixe toujours ses propres règles, comme le montrent nos guides sur la législation du CBD en Allemagne et en Espagne.
Ce qu’ont montré les études chez l’être humain
| Étude | Participants et protocole | Résultat |
|---|---|---|
| Babalonis et al., 2017 | 31 fumeurs réguliers de cannabis ; doses orales uniques de 0, 200, 400 et 800 mg de CBD | Le CBD s’est comporté comme un placebo sur toutes les mesures recueillies et n’a montré aucun signal de potentiel d’abus |
| Schoedel et al., 2018 | Consommateurs de drogues à usage récréatif ; 750, 1 500 et 4 500 mg de CBD comparés à l’alprazolam, au dronabinol (THC) et à un placebo | À 750 mg, l’attrait pour la substance ne différait pas du placebo. À 1 500 et 4 500 mg, il était légèrement supérieur au placebo, mais bien inférieur à celui observé avec l’alprazolam ou le dronabinol |
| Taylor et al., 2018 | Volontaires en bonne santé ; doses uniques allant jusqu’à 6 000 mg et doses répétées de 750 ou 1 500 mg deux fois par jour | Aucune preuve claire d’un syndrome de sevrage ; les effets indésirables les plus fréquents étaient diarrhée, nausées, maux de tête et somnolence |
| Taylor et al., 2020 | 30 volontaires en bonne santé ; 750 mg deux fois par jour pendant quatre semaines, puis arrêt brutal ou poursuite du CBD | Aucun signe de syndrome de sevrage après l’arrêt brutal |
Ces études ont utilisé du CBD purifié pris par voie orale, souvent à des doses bien plus élevées que dans les produits courants. Plusieurs ont été menées ou financées par le fabricant d’un médicament à base de CBD. Elles renseignent sur le CBD en tant que substance ; elles ne montrent pas ce que fait un produit en particulier.
Pourquoi le THC est différent
Le THC est le principal composé enivrant du cannabis. L’OMS note que le cannabis peut entraîner une dépendance physique chez les personnes qui en consomment tous les jours ou presque, avec des symptômes de sevrage à l’arrêt, et que le DSM-5 comme la CIM reconnaissent la dépendance au cannabis. Dans le même rapport, le THC est décrit comme le principal constituant psychoactif du cannabis, tandis que le cannabidiol, également présent, n’est pas psychoactif. Notre guide CBD ou THC explique la différence plus en détail.
Les produits au CBD à spectre complet contiennent de petites quantités de THC. C’est pourquoi la teneur en THC compte sur toute étiquette, et pourquoi il existe des produits à large spectre sans THC. Voir CBD à spectre complet, à large spectre ou isolat.
Les effets secondaires sont une autre question
Ne pas rendre dépendant ne signifie pas que le CBD n’a aucun effet secondaire. Dans les essais à fortes doses, on a rapporté de la somnolence, des diarrhées et des modifications des valeurs hépatiques, et le CBD peut interagir avec certains médicaments. Lisez nos guides sur les effets secondaires du CBD et sur le CBD et les médicaments.
Dans notre production
Nos huiles de CBD sont fabriquées dans notre propre unité de production à Küssnacht am Rigi, en Suisse, à partir de chanvre cultivé en Suisse selon les principes de l’agriculture biologique et extrait au CO₂. Elles sont vendues comme cosmétiques à appliquer sur la peau. Chaque lot de production est testé, et la teneur en THC est imprimée sur chaque étiquette avec deux décimales : moins de 0,2 % dans nos huiles à spectre complet, et sans THC dans nos huiles à large spectre.
Questions fréquentes
Le CBD rend-il dépendant ?
Les données actuelles disent que non. Le Comité d’experts de la pharmacodépendance de l’OMS a conclu que le CBD ne présente ni potentiel d’abus ni potentiel de dépendance, et les études contrôlées chez l’être humain n’ont trouvé aucun symptôme de sevrage à l’arrêt du CBD.
Peut-on avoir des symptômes de sevrage en arrêtant le CBD ?
Dans un essai randomisé de 2020, 30 volontaires en bonne santé ont pris 750 mg de CBD deux fois par jour pendant quatre semaines. Ceux qui ont arrêté brutalement n’ont présenté aucun syndrome de sevrage.
Le CBD fait-il planer ?
Non. L’OMS décrit le CBD comme non psychoactif. Le composé enivrant du cannabis est le THC.
Le THC rend-il dépendant ?
Selon l’OMS, le THC peut entraîner une dépendance chez les personnes qui consomment du cannabis tous les jours ou presque, avec des symptômes de sevrage à l’arrêt.
L’ONU a-t-elle retiré le CBD de la liste des drogues contrôlées ?
Le CBD pur n’a jamais été inscrit aux conventions des Nations unies sur les drogues. En décembre 2020, la Commission des stupéfiants des Nations unies a rejeté une proposition de note de bas de page qui aurait exclu du contrôle international les préparations de CBD contenant jusqu’à 0,2 % de THC.
Vos huiles de CBD contiennent-elles du THC ?
Nos huiles à spectre complet contiennent moins de 0,2 % de THC, et nos huiles à large spectre sont sans THC. La teneur en THC de chaque lot est imprimée sur l’étiquette.
Guides associés
Cet article résume des recherches et des rapports officiels publiés. Il ne constitue pas un avis médical. Les huiles de CBD de Formula Swiss sont vendues comme produits cosmétiques à appliquer sur la peau. Ce ne sont ni des compléments alimentaires ni des médicaments, et elles ne sont pas destinées à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie.
Dernière relecture :
Sources
- Organisation mondiale de la Santé. WHO Expert Committee on Drug Dependence: forty-first report. WHO Technical Report Series 1018, 2019.
- Organisation mondiale de la Santé. Cannabidiol (CBD): critical review report. Expert Committee on Drug Dependence, 40e réunion, juin 2018.
- Commission des stupéfiants des Nations unies. Press statement on the vote on the WHO cannabis recommendations, 2 décembre 2020.
- Babalonis S, Haney M, Malcolm RJ, et al. Oral cannabidiol does not produce a signal for abuse liability in frequent marijuana smokers. Drug Alcohol Depend. 2017;172:9-13. doi:10.1016/j.drugalcdep.2016.11.030
- Schoedel KA, Szeto I, Setnik B, et al. Abuse potential assessment of cannabidiol (CBD) in recreational polydrug users: a randomized, double-blind, controlled trial. Epilepsy Behav. 2018;88:162-171. doi:10.1016/j.yebeh.2018.07.027
- Taylor L, Gidal B, Blakey G, Tayo B, Morrison G. A Phase I, randomized, double-blind, placebo-controlled, single ascending dose, multiple dose, and food effect trial of the safety, tolerability and pharmacokinetics of highly purified cannabidiol in healthy subjects. CNS Drugs. 2018;32(11):1053-1067. doi:10.1007/s40263-018-0578-5
- Taylor L, Crockett J, Tayo B, Checketts D, Sommerville K. Abrupt withdrawal of cannabidiol (CBD): a randomized trial. Epilepsy Behav. 2020;104(Pt A):106938. doi:10.1016/j.yebeh.2020.106938