Qu’est-ce que le CBGV (cannabigérivarine) ?

18/08/2023
Structure chimique de la cannabigérivarine (CBGV)

La CBGV (cannabigérivarine) est un cannabinoïde mineur du cannabis qui ne provoque pas d’effet planant. C’est la forme « varine » du CBG : sa chaîne latérale compte trois atomes de carbone au lieu de cinq. La plante la produit sous forme d’acide, le CBGVA, qui est aussi le point de départ du THCV, du CBDV et du CBCV. Pour l’instant, la recherche sur la CBGV se limite à des études en laboratoire.

Si le CBD et le THC restent au centre de la plupart des discussions sur les cannabinoïdes, la cannabigérivarine (CBGV) commence à attirer davantage l’attention par sa structure particulière et sa présence croissante dans les milieux scientifiques.

La CBGV est un cannabinoïde qui fait rarement les gros titres, mais qui mérite un examen plus approfondi.

Cet article présente la CBGV, ce qui la distingue des autres cannabinoïdes, son origine, ses interactions avec le système endocannabinoïde et les raisons de l’intérêt qu’elle suscite dans la recherche.

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Points clés

  • La CBGV est un cannabinoïde mineur présent dans le cannabis, dont la structure présente des similitudes avec celle du CBG.
  • Elle appartient à la classe des cannabinoïdes de type varine, caractérisés par une chaîne latérale propyle.
  • La CBGV n’est pas psychoactive et ne produit pas d’effets intoxicants.
  • Ce cannabinoïde est présent à de plus faibles concentrations et nécessite généralement une sélection variétale pour obtenir des rendements supérieurs.
  • Les recherches sur la CBGV se poursuivent et portent sur son rôle dans le profil cannabinoïde du chanvre.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne concerne aucun des produits disponibles dans notre boutique en ligne. Pour en savoir plus, veuillez consulter notre avertissement complet.

Comprendre la CBGV

La cannabigérivarine (CBGV) est un cannabinoïde qui suscite l’intérêt de la recherche en raison de sa structure chimique particulière et de ses liens avec d’autres composés du cannabis. Présente dans certaines variétés, elle se distingue par ses liens structurels étroits avec les cannabinoïdes de la même famille.

L’étude de sa composition et du contexte de sa découverte permet de mieux situer la CBGV dans l’ensemble des cannabinoïdes.

Composition chimique et structure

La formule chimique de la CBGV est C₁₉H₂₈O₂, avec une masse molaire de 288,431 g·mol⁻¹. Sa structure comprend un cycle benzénique et un groupe hydroxyle, des éléments susceptibles d’influencer ses interactions avec des cibles biologiques. Ces caractéristiques en font un cannabinoïde de type varine.

Composition chimique et structure de la CBGV

Découverte et contexte de recherche

La CBGV a été identifiée pour la première fois dans des variétés de cannabis originaires de régions comme le nord-ouest de l’Inde et le Népal. Ces échantillons végétaux naturels ont constitué la base de sa classification comme cannabinoïde distinct.

Les premières études ont attiré l’attention sur la structure unique de la CBGV, qui la distingue de cannabinoïdes plus connus comme le CBD et le THC. Cette différence a encouragé la poursuite des recherches sur son rôle potentiel dans la plante.

Les chercheurs ont ainsi commencé à explorer ses interactions possibles avec les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2. Ces premiers travaux ont posé les bases d’études toujours en cours pour préciser ses caractéristiques dans des conditions de recherche contrôlées.

Le CBGVA : l’origine de la CBGV

Dans la plante, la CBGV se forme d’abord sous forme d’acide cannabigérovarinique (CBGVA). La plante l’obtient en associant l’acide divarinique au pyrophosphate de géranyle, la même étape que pour le CBGA, mais avec un élément de départ à chaîne plus courte. Des enzymes peuvent ensuite transformer le CBGVA en formes acides du THCV, du CBDV et du CBCV. Ce qui n’est pas transformé devient de la CBGV lorsque la chaleur retire le groupe acide, ce qui explique que la CBGV ne soit généralement présente qu’en faibles quantités.

Des teneurs plus élevées en cannabinoïdes « varines » ont surtout été signalées dans certaines variétés locales d’Asie et d’Afrique. Les sélectionneurs peuvent choisir des plantes plus riches en varines, mais la quantité mesurable de CBGV dans un extrait fini dépend toujours de la variété et des analyses.

Comment fonctionne la CBGV : interaction avec le système endocannabinoïde

La CBGV interagit avec le système endocannabinoïde (SEC), notamment avec les récepteurs CB1 et CB2. Leur importance en fait des cibles centrales de la recherche sur les cannabinoïdes.

Mécanisme des récepteurs CB1 et CB2

Des travaux de laboratoire ont étudié la CBGV sur les récepteurs humains CB1 et CB2. Les résultats de liaison et de fonctionnement dépendent du test et du ligand de référence : ils ne doivent donc pas être réduits à une préférence générale pour un récepteur plutôt qu’un autre, ni considérés comme une preuve de bénéfice chez l’humain. Voir cette étude originale sur les récepteurs.

Une publication dans Frontiers in Pharmacology indique que les récepteurs CB1 et CB2 régulent des processus liés à l’activité neuronale et à la fonction immunitaire.

Mécanisme des récepteurs CB1 et CB2

Le rôle plus large des interactions entre cannabinoïdes

Au-delà de CB1 et CB2, les chercheurs étudient si la CBGV interagit également avec d’autres cibles moléculaires impliquées dans la signalisation cellulaire. Il peut s’agir d’enzymes, de canaux ioniques et de systèmes récepteurs extérieurs au cadre traditionnel des cannabinoïdes.

Bien que l’ensemble de ces interactions soit encore en cours de caractérisation, les premiers résultats aident à expliquer comment des cannabinoïdes comme la CBGV pourraient agir dans des environnements biologiques complexes. Les études de laboratoire restent essentielles pour préciser ces dynamiques dans des conditions contrôlées.

Le système endocannabinoïde (SEC)

Processus d’extraction de la CBGV (cannabigérivarine)

L’extraction de la cannabigérivarine (CBGV) nécessite des méthodes rigoureuses pour isoler le cannabinoïde tout en protégeant sa structure. Des techniques telles que l’extraction au CO2 et aux solvants sont les plus utilisées dans les installations de transformation des cannabinoïdes.

Techniques d’extraction courantes

Deux des méthodes les plus courantes pour isoler la CBGV sont :

  • Extraction au CO2 : Ce procédé utilise du dioxyde de carbone supercritique comme solvant pour extraire les cannabinoïdes. Certains procédés utilisent également un cosolvant organique, comme l’éthanol. Les conditions d’extraction et les traitements ultérieurs influencent la composition de l’extrait ; la méthode seule ne garantit pas l’absence de résidus ni la préservation de chaque composé.
  • Extraction aux solvants : L’éthanol et d’autres solvants organiques peuvent être utilisés pour extraire les cannabinoïdes, puis des étapes d’évaporation permettent d’éliminer le solvant et d’améliorer la pureté.

Les deux méthodes sont conçues pour protéger la structure des cannabinoïdes et réduire les résidus indésirables provenant des matières végétales ou des solvants.

Le CBG, parent plus connu du CBGV, est extrait par les mêmes méthodes au CO2 et à l’éthanol : voir comment est fabriquée l’huile de CBG.

Processus d’extraction de la CBGV

Pureté et contrôle qualité

Le maintien de la pureté est essentiel lors de l’extraction des cannabinoïdes. Après transformation, les produits sont soumis à des contrôles qualité détaillés pour rechercher les résidus de solvants, les pesticides et les métaux lourds. Ces évaluations contribuent à vérifier que l’extrait final respecte les normes de sécurité et de qualité.

Risques et préoccupations de sécurité liés à la CBGV

À mesure que les recherches sur la CBGV progressent, son profil de sécurité reste à établir. Les données actuelles suggèrent qu’elle n’est pas intoxicante, mais les informations sur ses effets à long terme sont limitées. La poursuite des études est nécessaire pour constituer un dossier de sécurité complet.

L’avenir de la CBGV dans la recherche sur les cannabinoïdes

La CBGV gagne en reconnaissance grâce à sa structure particulière et à ses interactions possibles avec d’autres cannabinoïdes. Les recherches actuelles explorent ses rôles potentiels dans des domaines comme le métabolisme, la neurobiologie et, plus largement, l’étude des composés végétaux.

Les premiers résultats suggèrent que la CBGV pourrait éclairer le fonctionnement des cannabinoïdes au sein des systèmes biologiques. Son profil peu courant continue d’orienter la recherche dans plusieurs domaines.

L’avenir de la CBGV dans la recherche sur les cannabinoïdes

Les progrès de la sélection génétique et des techniques de culture devraient améliorer la régularité de la production de CBGV dans certaines variétés de chanvre. Ces avancées facilitent les recherches détaillées et soutiennent les travaux de formulation.

Les interactions de la CBGV avec d’autres cannabinoïdes restent un sujet de recherche important. Comprendre ces relations pourrait mieux éclairer la fonction générale des cannabinoïdes mineurs dans le cannabis.

Que sont les cannabinoïdes ?

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la CBGV (cannabigérivarine) ?

CBGV signifie cannabigérivarine, un cannabinoïde moins connu présent dans le cannabis. Sa structure est semblable à celle du cannabigérol (CBG), mais sa chaîne latérale plus courte la classe parmi les cannabinoïdes de type varine.

En quoi la CBGV diffère-t-elle du CBG ?

La CBGV possède une chaîne latérale propyle, tandis que le CBG possède une chaîne latérale pentyle. Cette petite différence place la CBGV dans le sous-groupe des varines et pourrait influencer son comportement dans la biosynthèse végétale.

La CBGV est-elle psychoactive ?

Non, la CBGV n’est pas psychoactive. Elle ne produit pas les effets intoxicants associés à des cannabinoïdes comme le THC.

Où trouve-t-on la CBGV dans le cannabis ?

La CBGV apparaît généralement à l’état de traces et est plus présente aux premiers stades du développement de la plante. Certaines variétés de chanvre peuvent exprimer des niveaux plus élevés de CBGV grâce à la sélection variétale.

Quelle est la relation entre la CBGV et les autres cannabinoïdes ?

La CBGV appartient à la branche à chaîne latérale propyle de la biosynthèse des cannabinoïdes. Son précurseur acide est l’acide cannabigérovarinique (CBGVA), tandis que l’acide cannabigérolique (CBGA) est le précurseur acide du CBG. La décarboxylation transforme ces acides en leurs cannabinoïdes neutres correspondants, respectivement la CBGV et le CBG. Voir les voies distinctes dans la figure 4 de Shaw et al. (2022).

Peut-on extraire la CBGV du chanvre ?

Oui, la CBGV peut être extraite par des procédés standard tels que l’extraction au CO₂ supercritique ou à l’éthanol. Toutefois, sa faible concentration peut nécessiter des étapes de purification supplémentaires.

La CBGV contribue-t-elle à l’effet d’entourage ?

On pense que la CBGV interagit avec d’autres composés végétaux, notamment les cannabinoïdes et les terpènes, de manière à influencer les résultats globaux. Cette interaction est communément appelée effet d’entourage.

La CBGV est-elle légale ?

Le statut juridique de la CBGV dépend de la juridiction, de la composition du produit et de sa catégorie d’utilisation prévue. L’origine chanvre et une faible teneur en THC ne suffisent pas à établir qu’un produit peut être vendu. Les exigences de contrôle des stupéfiants et les règles applicables aux aliments, médicaments ou cosmétiques doivent être évaluées séparément pour le produit et le marché concernés. Voir la déclaration de la Commission européenne sur les cannabinoïdes dans les aliments et les orientations britanniques distinguant les substances cannabinoïdes des produits finis.

Existe-t-il des variétés particulièrement riches en CBGV ?

Certaines variétés de chanvre ont été sélectionnées pour augmenter les niveaux de cannabinoïdes mineurs comme la CBGV. Elles sont souvent développées pour la recherche ou la formulation de produits.

Comment la CBGV se compare-t-elle au THC ou au CBD ?

Contrairement au THC, la CBGV n’est pas intoxicante. Par rapport au CBD, elle est présente en plus petites quantités et est moins étudiée. Les chercheurs examinent activement ses caractéristiques afin de mieux comprendre sa fonction dans la plante.

Vous souhaitez comparer la CBGV ? Lisez notre guide rapide : qu’est-ce que le CBG ?


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Robin Roy Krigslund-Hansen

Robin Roy Krigslund-Hansen

À propos de l’auteur

Robin Roy Krigslund-Hansen is the co-founder and CEO of Formula Swiss and is responsible for formulation. Since co-founding the company in 2013, he has written about hemp, CBD, and the cannabis industry. His perspective draws on building Formula Swiss, conversations with researchers, and supporting CBD research.

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